Mon vélo et moi !

© Radio France - Laëtitia Heuveline
© Radio France – Laëtitia Heuveline

J’aime mon vélo, et depuis de nombreuses années, mon vélo et moi circulons ensemble dans Paris.

C’est une chance immense ! Je crois même que c’est un privilège, je sais que j’en ai choqué quelques-uns en disant cela, mais je continue de penser que même si l’accès au vélo est facilité, si sa pratique devrait devenir plus sécurisée, il n’en demeure pas moins que cela nécessite une relative bonne forme physique, et de ne pas avoir à transporter beaucoup d’autres choses que soi-même, et ses pensées..

Pourtant je fais quasiment toutes mes courses à vélo, que je charge comme un mulet, parce que c’est plus écolo que de se faire livrer.

Mon bilan carbone parisien au quotidien, je crois pouvoir le dire, est franchement rationné.

Mais l’écologie dans la vie, c’est une philosophie, c’est un devoir, c’est une urgence, c’est une éthique, ça ne peut être une posture, ni un dogme.

Rouler à vélo devient rapidement un mode de vie, voire de penser, difficile de s’en passer quand on a commencé. On est vite accro au vélo !

Rouler à vélo, c’est souvent courageux : quand il fait froid, qu’il pleut, qu’il y a du vent, qu’il fait trop chaud, qu’on transpire, qu’on est fatigué, qu’il y a plein de montées, mais c’est toujours une chance . Certains ne l’ont pas : Les trajets sont trop longs, il faut déposer des enfants à l’école, il y a du matériel à transporter etc… bref ça n’est pas possible pour tout le monde, tous les jours, je veux avoir l’honnêteté de le dire..

Pourtant, je ne peux qu’encourager tous ceux qui le peuvent, et même si ça n’est pas tout le temps de prendre un vélo à chaque fois que cela est possible. Vous ne le regretterez pas !

Le plan vélo, adopté et souhaité par l’ensemble des élus de Paris est loin d’être terminé ! Les promesses ne sont honorées qu’à 40%.Mais soyons honnêtes, les pistes bidirectionnelles en site propre qui ont été faites, apportent une nette amélioration à la circulation cycliste dans Paris, parce qu’on y est en sécurité, et qu’on y trouve une plus grande fluidité. Le principal problème est que les fractures avec les places restent parfois saisissantes de dangerosité.

Mais Le vélo, c’est la liberté, la liberté de se rendre exactement au point décidé, de s’arrêter quand je veux, où je veux, de tracer, ou de divaguer en sortant des artères principales, des chemins battus, et découvrir des rues inconnues, de rouler vite, ou de flâner, de ne dépendre de personne ni de rien d’autre que de sa volonté..

J’ai pédalé sur des trottoirs enneigés, glacés, ou surchauffés, avec un plaisir toujours intact, celui justement de cette liberté.

À vélo, on couvre aisément des distances qu’on ne peut pas faire à pied.

À vélo, je suis libre, je suis écologiquement vertueuse, et je fais du bien à ma santé !

Mon vélo et moi, on n’est pas prêt de se quitter !

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